Les signes vitaux: indices qui dénotent la vie (ou l'absence de vie).
Le décès d’une proche parente amène Simone dans un centre de soins palliatifs, là où des personnes en fin de vie expérimentent leurs derniers moments. Dès lors, Simone abandonnera études, amour, vie personnelle, pour se consacrer entièrement à ces êtres qui n’ont plus de temps à perdre et qui ont besoin d’une réciprocité qu’elle leur offrira sans condition. Mais Boris ne l’entend pas ainsi. Il la connaît si bien et il sait que par ce don à l’autre, c’est sa propre faiblesse qu’elle obnubile. Il n’hésitera pas à la provoquer dans un coup d’éclat.
Mais la défaite de l’orgueil ouvre à l’abandon. Acculée à son besoin de l’autre, elle acceptera sa part à lui dans ce qui la rendra entière. Et dès lors, l’espoir, pour lui, viendra non plus de ce qu’il cherche à s’approprier, mais de ce qu’il accepte de donner.
Les mourants, eux, transmettent un peu de vérité. Ils sont ceux par qui l’on apprend à rire de notre banalité et admirer le vécu que l’on porte. Ils transmettent une expérience profonde de la confiance en la vie.
Avec la complicité de Marie-Hélène Bellavance, nouvelle venue dont la grâce crève l’écran, Sophie Deraspe explore le rapport au corps, véhicule qui porte les marques de la vie, ses cicatrices et ses ravissements. Un casting extraordinaire, une trame sonore puissante et une photographie à la beauté et au réalisme déroutant proposent une expérience sensorielle.
Les histoires vraies (les gens vrais) m'ont toujours fascinée et demeurent la source première de mes inspirations. Mes films de fiction, toujours nés d'une longue recherche, ont puisé dans le réel sur le plan du contenu tout autant que sur celui de la mise-en scène et de la lumière. J’aime que les comédiens, professionnels chevronnés ou tout nouveaux venus à l’écran, participent personnellement à la vie et à la singularité de leurs personages. Ainsi m'intéressent le passé des acteurs, les corps accidentés, les visages façonnés par une beauté qui se transforme. J’aime qu’à l’intérieur d’un plan nous soit offert la force et la fragilité.
Ce sont les arts visuels et la littérature qui ont conduit Sophie Deraspe vers le cinéma. En tant que directrice photo ou réalisatrice, elle fait plusieurs incursions dans le documentaire avant de mener un premier long-métrage de fiction, Rechercher Victor Pellerin (2006), qui joue avec les codes du réel. Fort d’un succès critique et de multiples projections à travers le monde, le travail de Sophie Deraspe se poursuit avec la réalisation en 2009 d’un second long-métrage, tout aussi empreint de réalisme, Les Signes Vitaux.
Filmographie :
Rechercher Victor Pellerin, 35mm, Les Films Siamois, 102 min. (2006)
Les Signes Vitaux, 35mm, Les Films Siamois, 87 min. (2009)
| Scénariste réalisatrice : | Sophie Deraspe |
|---|---|
| Producteur : | Nicolas Fonseca |
| Photographie : | Sophie Deraspe |
| Monteur : | S.Madeleine Leblanc |
| Musique : | Jean-François Laporte Krista Muir |
| Son : | Frédéric Cloutier |
| Direction artistique : | Antonin Sorel |
| Costumes : | Patricia Mc Neil |
| Simone | Marie-Hélène Bellavance |
|---|---|
| Boris | Francis Ducharme |
| Céline | Marie Brassard |
| Mme Perrin | Danielle Ouimet |
| Mme Mireault | Suzanne St-Michel |
| McNeil | Alan Fawcett |
| Cudici | Dominico Caputo |
| Dr Luc Richard | Marc Marans |
| Préposé chantant | Bernard Arène |
| Musiciens Invités | Arthur Cossette American Devices |
